
| Y'a de la joie | Nombres de vues : 1,170 |
Rosh Hashana, Kippour, Soukkot, le rythme des fêtes nous emporte comme dans un tourbillon. Nous croyons être arrivés à la fin que brusquement surgit devant nous Chemini Atseret appelée également Simhat Torah , littéralement 'la Joie de la Torah'.
Les textes nous indiquent que, pendant la fête de Soukkot, 70 offrandres était amenées au Temple de Jérusalem, 70 offrandes pour les 70 nations du monde qui se retrouvent ainsi associées à l'expérience de ces fêtes. Et puis arrive le dernier jour, celui o— il n'y a plus qu'une seule offrande, et qui symbolise - comme dit le Midrach - le repas que fait Isra‰l dans l'intimité avec le Créateur de l'univers. Le paroxysme de la relation entre D.ieu et son peuple passe à travers ce moment là, coincidant avec la conclusion de la lecture du Sefer Torah. Et les 2 joies qui se mêlent, joie de cette relation intime qu'Isra‰l a construit avec son Créateur, joie de la Torah qui est le trésor par excellence de son peuple. Cette joie qui va s'exprimer par des danses, des chants est bien là pour signifier qu'elle n'est que plaisir intellectuel mais qu'elle parle à tout notre être. Il est rapporté que le Gaon de Vilna dansait de toutes ses forces le jour de Simhat Torah, l'amour pour celle-ci s'exprimant alors dans toute son ampleur.Cette joie sans limite dans laquelle on met de c“té tout ce qui a trait au statut social est révélatrice d'une relation vraie à cette Torah. Rappelons - nous David Ameleh, le Roi David, qui dansait lui aussi de toutes ses forces devant l'Arche Sainte sans se préoccuper nullement du regard que l'on pouvait porter sur lui. Cete joie nécessite une préparation qui consiste à prendre la mesure du bonheur que nous avons de pouvoir étudier la parole d'Hachem et nous relier à travers elle a tout le peuple d'Israel quelquu soit le moment de son histoire. Il est intéressant de constater qu' une place particulière est accordée aux enfants ce jour-là à travers la distribution de friandises, de drapeaux. Il y a effectivement ici une démarche éducative qui va permettre à l'enfant de percevoir que la Torah est associée à ce qui est du domaine du plaisir, de la joie, de la danse et non point, comme certains tendent à faire croire, à une notion d'austérité , de pesanteur voire de tristesse.
Simhat Torah commence comme toutes les fêtes le soir après l'office. On sortira du Aaron hakodesh tous les rouleaux de la Loi et certains versets sont recités à ce moment là et l'on va distribuer les Sefer Torah à tous les membres présents pour faire au minimum 7 tours de la synagogue en chantant et en dansant. Les 7 tours se transformant parfois en des dizaines de tours . Dans certaines communautés on lira alors dans le Sefer Torah le texte qui sera lu le jour suivant. Le lendemain matin, à nouveau chants et danses et là, c'est toutes les synagogues y compris les enfants qui vont monter pour les bénédictions sur le Sefer Torah. Puis une personne est appelée suivant le rabbin pour conclure la lecture du Sefer Torah. Immédiatement après, une autre personne sera appelée pour lire quant à elle les premiers versets de Béréchit, la Genèse car l'Etude ne s'interrompt jamais. A peine terminée, un nouveau cycle recommence.
C'est avec cette dimension là que cette période se conclue, prélude d'une année dans laquelle ayant repris contact de manière encore plus forte avec notre Créateur et sa Torah, nous irons vers des constructions et des réalisations épanouissantes et pérennes.









